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Bonjour,
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Deux nouveaux textes.

L'un qui complète celui relatif à la décentralisation "projets territoriaux une alternative à l'échec annoncé"
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/projmet.html

L'autre qui inaugure un nouveau concept " Le tourisme des valeurs".

Il correspond à une actualité où le tourisme est l'occasion de remises en questions salutaires pour les territoires. Ce document illustre comment l'humanisme méthodologique peut reprendre à son compte des problématiques classiques et apporter non seulement un regard neuf mais aussi des méthodes pratiques et efficaces qui sont à l'oeuvre ici et là.
Faites le savoir.
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/tourisme.html

Une expérience nouvelle

Les réalités virtuelles réclament un rapport à l'espace nouveau où la relation hypertexte permet de sauter d'un point à un autre d'un monde à l'autre comme le montre le principe de centration et de réalisation (cf. théorie des Sens et cohérences humaines). Un nouvel outil de navigation dans les espaces virtuels de connaissance, ceux de l'humanisme méthodologique est expérimenté en ligne

http://www.coherences.com/GRAP/

Il permet de voir plus clairement les univers que cela représente. En particulier je vous signale la présentation d'une carte des Sens et cohérences, celle relative au dernier texte signalé concernant les pédagogies. Les études signalées par ailleurs ont fait l'objet d'analyses de cohérences, analyses fondamentales, d'un éclairage puissant. Elles pourront être présentées comme cela progressivement.

Courrier,

Un échange récent:

Fondements théoriques et méthodologiques pour des politiques publiques participatives
( consultant + universitaire + citoyen)

Votre message pose une question très fondamentale et fort d'actualité. Elle correspond à une des applications les plus fréquente de l'humanisme méthodologique, appuyée maintenant sur plus de 20 ans d'expérience en ce qui concerne les méthodes participatives.
Sur le fond nous sommes sur un point aveugle de la plupart des conceptions et pratiques en la matière si bien que l'on a l'expression d'un voeu (pieux) d'un côté et de pratiques simulacres de l'autre soit parce qu'elles sont erronées, soit parce qu'elles sont perverses.

Les secondes posent un problème de Sens et d'intention véritable. Par exemple telle position, au fond totalitaire, qui ne reconnait pas à l'homme de libre arbitre (ce qui suppose une transcendance de l'homme déniée) en appelle sans cesse au débat citoyen, à l'opinion publique et à la demande sociale. Un autre exemple est celui d'une position tutélaire qui ne voit dans une politique publique que le moyen cynique d'établir une emprise sur le territoire (et ses représentants)

Les premières ignorent que la participation "active" ou concertation, réclame des conditions de maturité homogène des problèmes pour être féconde sans quoi illusions et déceptions sont au rendez-vous. Il faut donc une préparation, une organisation, une "gouvernance" intelligente des phénomènes de participation humaine au travail d'analyse des problèmes, de prise de décision, de conception de solutions, de mise en oeuvre de processus collectifs.

Toutes ces choses réclament une discipline collective que refusent les "démocrates totalitaires" cités plus haut au profit, quand on l'observe, de pratiques machiaveliennes ordinaires. L'amoralité préconisée permet de faire fi de toute exigence d'honnêteté et de vérité.

Sur le fond on ne peut répondre aux questions que pose la participation des "citoyens" aux politiques publiques que si on a une conception au moins implicite de ce qu'est une communauté "de nature humaine" de ce que représente une politique publique visant le bien commun, que ce qu'est l'implication des personnes dans la communauté politique et le rôle du politique. Alors le savoir faire adéquat pourra être mobilisé.

Lorsque le citoyen est concu comme une entité juridique et la cité comme une organisation rationelle (à rationaliser) alors la participation des citoyens aux politiques publiques est définie par une procédure juridico-administrative. C'est très exactement l'esprit qui règne dans certains milieux fort épris de pouvoir technico-administratif. (technocratie). On y confond volontiers concertation, débat, consultation. Comment l'arrogance "tutélaire" conçoit-elle la participation de citoyen mineurs qui doivent faire leur(s) devoir(s) et laisser les grands décider? C'est la position implicite de l'Etat en France et de toute la culture qui s'y réfère, dans les collectivités locales et territoriales aussi bien.

J'ai sous les yeux un appel d'offres d'une communauté d'agglomération qui comme toujours, prévoit de faire faire un "diagnostic" technique comprenant l'élaboration "technique" de scénarios pour élaborer un projet et alimenter une "concertation".

C'est classique, le projet est sensé découler d'une réflexion rationnelle sur l'existant et donc doit être confiée aux techniciens. Le rôle du politique, et du citoyen, est donc d'intervenir "à la marge" sur des choix subjectifs, supposés irrationnels que la "concertation" permettra, on le pense, de réguler, s'agissant de livrer au peuple des raisonnements d'experts incontournables auquel il sera invité à se rendre (rédition).

Ce qui est terrible c'est que les présupposés anthropologiques déterminants ne sont pas questionnables, l'aveuglement est militant.

Voilà une raison d'être de l'humanisme méthodologique. Repartir des fondements humains pour établir des pratiques humaines efficientes en la matière.

Si les hommes sont (au fond) des êtres de Sens et les communautés humaines des communautés de Sens alors c'est dans le Sens du bien commun que les politiques publiques ont à agir, Sens du projet commun sur l'avenir. La participation des citoyens consiste à faire exister et à faire avancer la communauté en y mettant "du leur" de leur Sens. Comment? c'est toute l'organisation de la vie collective qui doit y répondre et non pas de simples pratiques cosmétiques, à la marge.

Mais il y est nécessaire une "considération" des hommes et des communautés humaines toute autre que celles qui sont obnubilés par la gestion des choses (et des populations d'objets statistiques). (cf. éthique de la considération)

Vous trouverez sur le site de nombreux textes qui traitent de ces questions sous des angles différents.

Voir notamment
http://www.coherences.com/TEXTES/DIVERS/territoires.html
ou
http://www.coherences.com/DOMAINES/Territoires/

A votre disposition pour répondre à des questions plus précises sur le fond ou sur la pratique.

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