Réponse à un éditorial du sénateur Trégouet Président de la commission prospective du Sénat paru dans sa lettre de Art@flash.
Fidèle lecteur de cette lettre, J'interviens ici sur l'éditorial qui me parait poser de sérieux problèmes.
Je reprend ici la conclusion :
"Face aux avancées vertigineuses de la biologie,
notre société doit se donner les moyens et les outils
d'une réflexion et d'un contrôle qui puissent, sans
y faire obstacle, orienter et encadrer ce progrès scientifique
afin de lui donner un sens et une dimension d'humanité."
Deux types de réponses sont données dans l'éditorial :
"Nous devons également soutenir la prise de
position éthique très forte du Président
de la République qui vient à nouveau de demander
l'interdiction solennelle du clonage humain par l'ONU".
Il s'agit d'une position éthique au nom de l'humanité
de l'homme.
L'humanité de l'homme voilà le critère!
"Mais ces scientifiques soulignent qu'avant tout feu vert, il est indispensable d'en débattre scientifiquement et de porter ce débat devant l'opinion"
Quand on sait le tissu de falsifications, de manipulations médiatiques, de complexité scientifique, de mystifications qui accompagnent ces recherches, On peut se demander ce que veut dire "en débattre scientifiquement", avec quelle science, quels scientifiques, quels présupposés scientifiques. On peut se demander ce que peut être alors un "débat" devant "l'opinion".
Il y a là tous les ingrédients de vastes manipulations de l'opinion comme on en connait régulièrement, le critère d'humanité étant remplacé par le critère de convention (scientifique ou de l'opinion publique qui est, on le sait, l'émotion publique entretenue par les médias et ceux qui les manient).
Or la question posée par toutes ces recherches qui postulent
que l'humanité de l'homme est un produit "scientifique"
des lois mathématiques de la nature c'est : "qu'est
ce que l'humanité de l'homme?".
Laisser aux scientifiques (es qualité) le soin d'y répondre
c'est déjà postuler de la réponse. Le président
de la république n'est pas scientifique. C'est pourquoi
sa parole d'homme, sa parole d'autorité symbolique (c'est
à dire qui a Sens pour l'humanité de l'homme) vaut
sur le plan éthique.
Le mérite de la tentative négationiste (cf Claude Guillebaud "Le principe d'humanité") c'est de nous obliger à porter plus loin la question "qu'est ce que l'humanité de l'homme?".
On pourra alors débattre de "qu'est-ce que la science des hommes?", "quels en sont les Sens humains, ceux qui sont les véritables enjeux du jugement éthique?", et , en conséquence seulement " sous quelles conditions telle ou telle recherche peut être tenue sous la gouverne de l'éthique, du bien commun, plutôt que de l'imposture et de la délinquance?".
Ci dessous l'adresse d'un texte récent relatif au "Sens de la science" datant du mois dernier.
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/science.html
et celle d'un autre qui montre où commence le problème des rapports des publics à la science (dont on voit l'effondrement dans les inscriptions universitaires).
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/pedag.html
Ce sont deux productions de l'humanisme méthodologique qui offre des moyens de penser nouveaux en ce qui concerne ces questions et bien d'autres.
Voir notamment
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/charte.html
....
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De France
Vous avez évoqué la position antihumaniste
des tenants de l'entropisme, régression inéluctable
des choses vers un état de désordre absolu qui correspond
in fine à la mort (des hommes, de l'univers, de toute chose).
Il est vrai que le second principe de la thermodynamique, dans
sa formulation de Carnot et plus encore dans le travail qui s'en
est suivit (Clausius, Kelvin, ...) pose les choses en ce sens.
On peut d'ailleurs légitimement s'interroger sur la rigueur
avec laquelle cette théorisation a été faite,
avec l'introduction de notions...telles que "système
fermé et isolé" ou "transformation infiniment
lente".
Toutes les notions de la physique retraduisent quelque chose
de l'expérience humaine puisqu'elles sont Sens (conSensus)
incarnés.
En outre toutes les notions fondamentales sont des "apories"
c'est à dire que l'on ne sait pas ce que c'est. On dit
qu'on ne les connait que par leurs effets. On devrait dire et
ne jamais oublier de dire "tout se passe comme si" lorsque
l'on postule d'une causalité existentielle ou même
d'une causalité qui ne serait pas Sens en conSensus.
Si on enferme quelqu'un dans un cercueil (système fermé
et isolé) au bout d'un certain temps il meurt et se décompose.
Voilà l'entropie. Il est interessant que l'on découvre
que la physique traditionelle est une physique "des états
d'équilibre ou en voie d'équilibre", une physique
non pas de la réalité mais de généralités,
une physique des représentations dans une culture des représentations
dont le formalisme mathématique a été le
recours extrême, celui de formes pures, de structures abstraites
ignorant par là que les formes ont un Sens et que le Sens
est en l'homme et que le Sens est l'Homme comme aussi la réalité
réalisée.
La thermodynamique en général, et le second principe en particulier, reste cependant une science qui m'interpelle et à l'élucidation de laquelle j'aimerais travailler. Les notions d'ordre, de désordre et de dégradation y sont introduites avec des acceptions tout à fait particulières (par exemple qu'est-ce qu'une dégradation de l'énergie ? Par quoi ce terme est-il justifié ?).
On reprend cette question après avoir envisagé des réponses nouvelles aux apories citées plus haut.
Pour la théorie toutes les notions trouvent leur source (unique) dans le ConSensus et leur diversité dans les dimensions de l'expérience de celui-ci donc de la réalité réalisée.
L'énergie c'est le Sens en conSensus, la source de tout mouvement existentiel. Elle est en même temps l'expérience du relatif affectif puis relationnel, l'expérience d'une puissance de mouvement, de différences de potentiels qui semblent engendrer la transformation de l'énergie en mouvement par exemple....
Dans l'approche statistique de l'entropie c'est l'ordre des éléments (en nombre) qui est en question. Il semble bien qu'il s'agisse d'un conSensus qui se défait dont le Sens serai perdu et dont les altérités ne répondraient plus à aucun déterminisme. Celui-ci est donné par le Sens et expérimenté sous le mode de l'intentionalité, support de la notion de force (voir Newton et l'intention divine comme nature de la force).
Lorsque le conSensus se défait le tropisme est en fait une perte de tropisme du à la disparition du Sens dans l'expérience du conSensus dont il reste "les autres", inaccessibles à toute experience d'ensemble. On voit là qu'il y a une inversion grave, le tropisme désigné est neguentropisme et vice versa. Il faut des autres (des-ordre) pour faire conSensus en partageant un Sens. C'est ce Sens qui est la dimension "tropique" déterministe. L'entropie véritable serait alors l"émergence d'un ordre à partir des deux termes Sens et Autres c'est à dire du conSensus et ainsi de l'énergie.
Cette inversion du concept va avec le fait que toute réalité est phénomène émergent et que c'est lorsque la souce de cette émergence s'épuise que ça se défait et se délite. Appelons cela désentropie au lieu d'entropie pour bien noter que le tropos se défait au lieu du contraire. La mort n'est pas première mais la vie sans laquelle il n'y a pas de mort de même qu'il n'y a pas de désordre ou plutôt de réalité désordonnée comme première mais seconde par rapport à un ordre se défaisant.
Force, énergie, entropie, ordre. Tiens il n'y a d'ordre dans un phénomène que par le croisement du nombre "d'éléments" (aléa des altérités) et du lien logique (Sens intentionalité, force) qui assure continuité, et rationalité.
On voit bien qu'il s'agit du vecteur extension de l'expérience celui du déploiement du phénomène, de la réalité de sa spatio-temporalité. Un déploiement qui lui est propre à partir d'une source déterminante comme une émergence fractale combinant la force ( nom du déterminisme) et l'aléa statistique.
La forme du phénomène émerge comme par une morphogénèse qui évidemment est une autre dimension de la même expérience de réalisation (toute réalité est expérience de réalisation).
La masse est comme la présence matérielle, l'expérience du "poids" des autres dans le Consensus et de la "résistance" aux déplacements dans le conSensus.
Energie, force, nombre, masse, ordre, forme sont dimensions de la même expérience et sont parties prenantes d'un "mouvement d'émergence" dont la nature est différente selon les plans de cette expérience et que l'on pourrait appeler maintenant entropie . L'anthropie et l'entropie seraient-elles la même chose?. Il y a aussi la désentropie qui est épuisement du conSensus comme une dégradation de l'énergie au fur et à mesure qu'elle se traduit en mouvement d'émergence.
En fait il y a deux traductions expérientielles du phénomène d'émergence existentielle. Celle de la spirale de génération et celle de la spirale d'évolution.
Dans la première la réalité se matérialise dans la seconde la réalité se révèle.
énergie, force, forme, ordre, masse, nombre, chaleur
(humaine)
énergie, nombre, masse, ordre, forme, force, lumière
(humaine)
Il n'y a rien d'autre que des conSensus qui se font et se défont.
Le second principe introduit néanmoins l'idée de "qualité de l'énergie", c'est à dire éthymologiquement de "qualité de la force en action". Je perçois qu'il y a peut-être là matière à éclairer certaines notions de l'humanisme méthodologique, et notamment le passage d'un sens vers un autre, ou d'"état d'équilibre du sens". Lorsqu'on est dans le bon sens, l'énergie nécessaire pour changer de sens semble par exemple infiniment supérieure (et peut-être infinie tout court et non spontanée) à celle nécessaire pour changer de mauvais sens.
C'est une ébauche grossière qu'il faut approfondir en entrant dans les dimensions de l'expérience, les modes d'appréhension et les modes de réalisation de la réalité sous chacune de ces dimensions....
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De France
mettre en place un intranet pédagogique pour un établissement universitaire.
UNE METHODE POUR UN INTRANET "PEDAGOGIQUE"
Méthodologiquement tout projet doit répondre
à trois questions:
- C'est le projet de qui (l'intranet)? de l'institution (son intranet)?
ou de vous (votre exercice d'école)?.
- De quoi s'agit-il? D'un intranet dites vous mais c'est quoi
un intranet et en particulier pour cet établissement universitaire?
Est-ce un moyen pédagogique pour l'enseignement qui s'y
dispense ou est-ce un moyen de maîtrise (management) de
l'établissement et ses différents collaborateurs?
- Pourquoi un Intranet? Ou quel Sens donner à ce concept,
c'est-à-dire à quel type de motivation cela doit
répondre?
Je vais commencer par ce dernier point.
Il est illusoire de penser qu'un intranet est quelque chose de bien défini, un concept standard pour lequel mobiliser une méthode standard. Ça se saurait, mais l'illusion est toujours bien entretenue.
Je vous donne quatre Sens du concept, motivations et logiques de mise en place.
1) L'Intranet est un leurre, un faux internet verrouillé
pour parer aux dangers supposés d'Internet (ah la sécurité!).
C'est donc le développement d'un système d'information
en système de contrôle des activités et comportements.
C'est la première motivation de développement d'un
intranet. Méthode? n'importe quoi du moment que ça
ressemble à un réseau et que c'est verrouillé.
2) L'Intranet est la généralisation de la logique
de système d'information qui touche à tous les domaines
de l'activité et à tout ce qui peut être numérisé.
Les mots clés sont automatisation du S. I., télématique,
nouveaux moyens technologiques pour faire plus de la même
chose. Méthode? comme d'habitude, abstraction et mécanisation
avec des moyens plus étendus (protocoles, logiciels,e etc...).
C'est l'approche classique des informaticiens qui n'ont rien compris
au phénomène Internet.
3) L'Internet, amélioration du fonctionnement de l'entreprise
par d'adoption de nouveaux moyens technologiques en fonction de
leur utilité et leur rationalité. L'analyse des
besoins d'amélioration se fait fonction par fonction en
fonction des nouveaux outils et techniques disponibles. C'est
la méthode: ajustement des besoins nouveaux et d'offres
nouvelles.
L'ennui c'est que l'utilisation des principes d'Internet et de
ses outils pour des fonctions et des organisations classiques
ça ne marche pas. Il y a une incohérence culturelle.
C'est un des cas de figure qui ont fait de l'intranet un apport
mineur.
4) L'intranet c'est comme l'internet, un moyen de coalition des
initiatives dont les caractéristiques sont:
- de nouveaux moyens de contacts et de relations coopératrices.
- de nouvelles méthodes de management et d'efficience collective,
- le développement de la notion d'espaces virtuels d'activités
structurés en fonction des processus à y développer.
Tout cela participe de la mutation de civilisation dont est porteur internet et bouleverse la culture et les règles du jeu de l'organisation des entreprises et des institutions (nous sommes très en retard dans notre pays et trop conservateur pour s'y engager résolument).
On supposera donc que l'on se place dans le cas numéro 4. Les trois autres sont bidons et les méthodes en sont tout à fait classiques.
Dans cette hypothèse le développement de l'intranet
est une action de changement et de mutation d'une institution
soutenue et accompagnée par le support des technologies
d'internet. Le principe méthodologique en est d'en adopter
la maîtrise des usages et d'en développer de nouvelles
applications.
...
Dans tous les cas la méthode que je vous propose est la
suivante:
1) Familiariser le plus grand nombre avec le maniement des
outils d'internet pour des usages élémentaires et
quotidiens.
Pour cela il faut que l'Intranet soit présenté comme
autre chose que l'informatique habituelle, comme une nouvelle
aventure dont le premier pas consiste à équiper
tout le monde d'un accès à internet et à
développer l'appropriation pratique de toutes les utilités
dans le fonctionnement quotidien. Hormis les problèmes
d'équipement, c'est la pédagogie des usages élémentaires
des moyens d'Internet dans la vie quotidienne qui est l'essentiel
pour susciter les expériences et les initiatives les plus
foisonnantes. Ça c'est la phase n°1.
La phase n°2 viendra après. C'est le développement
de compétences d'animation collective, de réunions,
de dynamisation de la vie communautaire de l'institution et des
différents groupes la constituant. Ce savoir faire réclamera
des moyens et supports technologiques plus adaptés, réclamant
des compétences internes suffisamment souples pour se procurer
les moyens techniques pertinents (et évolutifs). Le principal
est là encore d'ordre pédagogique, les supports
techniques n'en constituant que le moyen et l'opportunité.
Si la phase 1 n'a pas suffisamment mûri la phase 2 restera
abstraite et sans effet.
Phase 3, il s'agit d'une nouvelle phase de maturité
dans le développement de l'intranet.
Celle des usages vraiment professionnels, c'est-à-dire
qui touchent aux métiers et aux méthodes.
Le principe en est la conception et l'ouverture d'espaces virtuels
d'activité collective centrés sur les processus
liés à la vocation de l'institution. On peut commencer
par le management ou bien ici par l'activité pédagogique
ou tout autre "processus professionnel". Pour cela il
faut mettre à jour le processus professionnel autour duquel
se coalisent des compétences selon des méthodes
appropriées et avec les moyens de pilotage des performances
nécessaires. La question pédagogique est des plus
complexe du fait du divorce traditionnel entre la pensée
et la connaissance des processus pédagogiques d'une part,
les organisations universitaires de ce pays d'autre part. Aussi
il vaut mieux en rester en général au repérage
de processus identifiables par les équipes concernées,
en faire une analyse partagée et concevoir ensuite l'espace
virtuel qui en constituera le lieu d'exercice et de coopérations
(n'excluant bien sur aucun "présentiel"). La
notion de cité pédagogique que je développe
réclamerait une focalisation sur cet objectif et la constitution
d'une équipe pédagogique concernée par ce
type d'innovation radicale. Les solutions technologiques à
adopter sont à hiérarchiser en fonction du niveau
de maîtrise de l'institution sachant que le critère
en reste l'accès à la meilleure richesse relationnelle
entre les parties prenantes. Cette troisième phase si elle
n'est pas précédée par la maturation des
deux précédentes, ne peut conduire qu'à l'échec
ou à la marginalisation des expériences.
La méthode de mise en place d'un intranet est donc celle
d'un processus de maturation et de mobilisation technologique
par étapes. Il suppose un minimum de consensus avec les
décideurs et parties prenantes sans lesquels il n'y a pas
d'intranet possible (sauf pour les simulacres).
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de France
Je suis étudiante en DESS Ressources Humaines et
actuellement plongée dans une reflexion sur la politique
et l'éthique. En fait, comment réhabiliter, au 21ème
siÈcle, la politique? Après quelques recherches,
je suis tombée sur ce site et quelle découverte!!!
J'ai trouvé des textes pertinents et reflechis, mes félicitations
pour ce travail.
Merci de me faire partager votre approche sur le sujet afin de
développer au mieux ma reflexion.
Un grand merci pour votre message. Si cela vous parait important faites le connaître. Ce type de réflexion ne se diffuse pas facilement et vous êtes nombreux à tomber dessus par hasard comme cela. Cela dit si vous le souhaitez je suis à votre disposition pour échanger sur ce sujet. Y-a t-il un lien pour vous entre réflexion politique, éthique et RH? Vous verrez dans les textes relatifs aux entreprises que la dimension politique du management touche à la question du politique en général et par là même à la question des communautés humaines...
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de France
J'aimerais savoir quelle est votre conception de la nature
humaine ?
La question pourrait demander une longue réponse d'autant
plus que le concept de nature humaine peut être entendu
de plusieurs façons.
Ici je donnerai trois type de lectures.
1 - L'homme est une personne "être de Sens", c'est à dire constituée en son Instance de tous les Sens possibles de l'humanité (comme autant de potentiels), chacun à sa manière.
2 - L'homme existe comme individu dans le monde, s'y actualisant (de ses Sens) par conSensus (habituellement inconscients) en même temps que ce monde est actualisation de ces mêmes Sens en conSensus. L'homme individu et le monde sont "réalités réalisées" et s'ils sont co-extensifs, l'individu y semble né du monde ce qui contribue le plus souvent à y réduire la "nature humaine" comme dérivée de la nature des choses"
3 - L'homme est appelé à prendre possession de son être (Instance), c'est à dire de sa liberté de Sens, donc de conSensus et donc d'individualité et de monde, par l'engagement de son existence dans le(s) Sens qui accomplissent cette liberté (discernement des Sens et maîtrise de la position de Sens en toutes choses dans le partage des conSensus et donc dans toutes les situations de l'existence (partagée).
Ainsi l'homme est un être de Sens existant individuellement dans le monde, par conSensus, constituant une personne, potentiellement libre de son existence par laquelle il peut s'accomplir en y découvrant et maîtrisant peu à peu cette liberté. Libre est son nom....libre de Sens et donc d'existence... Toutes les situations et les affaires humaines n'ont d'autres intérêt pour l'homme que d'être le lieu et l'enjeu de cet accomplissement (personnel et partagé, indissociablement).
Tirer ce fil amène à reconsidérer le monde et les affaires humaines et à fonder un humanisme méthodologique. C'est simple et d'une complexité sans limites.
Pour en savoir plus lire
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/Thèses.html
et aussi
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/trinit.html
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/eclreare.html
http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/Senshom.html
et plus généralement les textes du répertoire
http://www.coherences.com/TEXTES/DIVERS/humanite.html
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De France
Etudiant en DESS Contrôle de gestion stratégique
à l'IAE . Très intéressé par tout
ce qui concerne les théories des organisations, ce site
m'a vraiment apporté des réponses à des questions
qui m'ont laissé songeur l'année dernière,
lors de la préparation d'une matière intitulée
"Developpement des organisations".
Mes remerciements les plus sincères aux designeurs de ce
site.
A mon avis, ce site est un vrai vivier d'informations utiles pour
tout féru du monde organisationnel.
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Courrier au président de la commission de la charte de l'environnement
Monsieur le président,
L'inscription de principes dans la constitution est un acte grave qui mérite toutes les vigilances. Or, me référant au questionnaire diffusé par la commission de sérieux dangers d'interprétation sont à envisager et je vous exhorte à faire travailler, si ce n'est fait, des philosophes et des spécialistes du langage notamment, des historiens du droit et d'autres autorités qui sauront dépasser l'écho des idées et slogans du moment pour sonder les potentialités que la terminologie employée laisse aux intreprétations futures. Il y a facilement des potentiels d'utilisations totalitaires qu'il faut avoir au moins imaginé pour prendre toutes précautions utiles.
Je fais appel à votre sagesse, dont vous ne manquerez pas, pour prendre au sérieux les alertes que je vais formuler ici. Elles ressortissent d'un travail de discernement du Sens, d'une analyse des phénomènes de mutations et de crise en cours dont nous vivons ici un symptome, enfin d'une expérience de terrain foisonnante auprès de ministères et territoires impliqués dans ce type de préoccupations. Les positions de l'Humanisme Méthodologique en donnent les repères.
ATTENTES EN MATIÈRE D'ENVIRONNEMENT
Les définitions :
La notion d'environnement prend plusieurs Sens qui engagent chacun une vision du monde et de l'homme et aussi des finalités des "valeurs" et des stratégies d'action cohérentes avec les conséquences correspondantes.
Voici quatre versions résultant d'une analyse fondamentale.
A) L'environnement comme lieu de rencontre de l'altérité,
lieu de respect.
La relation à l'autre, proche mais distinct, crée
un espace intermédiaire et cet espace c'est le lieu commun
(anthropologique tout autant que géométrique ou
géographique) où se situent les relations et leurs
réalités partagées. C'est cela l'environnement
humain. Dès lors le respect de l'environnement n'est rien
d'autre que le respect de l'autre (des autres) dans l'espace intermédiaire
partagé. Le respect de l'environnement est proprement éthique,
fondamental pour une communauté humaine majeure, communauté
d'autres (et pas seulement de mêmes). La logique du respect
de l'environnement est strictement celle de la recherche du bien
commun dans le respect de toute altérité. Son objet
ce sont les choses de la vie quotidienne ou les plus vastes, celles
de la mémoire et aussi celles du futur. L'écologie
n'a là d'objets et de Sens qu'humains et communautaires.
Elle est donc d'ordre exclusivement politique.
B) L'environnement comme nature originelle
Cette nature originelle, matrice primordiale, est telle que tout
progrès en éloigne, et que toute civilisation lui
tourne forcément le dos. Toute revendication humaine la
trahi avec la prétention d'altérité de l'humanité
(existence d'une nature humaine). Lorsque le milieu occupe le
centre comme la périphérie, lorsque l'alentour est
premier, principal, central. Lorsque le global est le tout, il
n'y a évidemment pas d'"Autre", pas d'humanité
sauf contre nature, incarnation du mal.
L'accusation systématique de l'homme dans tout ce qui a
symbolisé la civilisation, la maîtrise de son environnement
(habitat, énergie, matières, nourritures, modes
de vie, oeuvres...)! est le seul procès possible et le
sacrifice la seule voie de retour aux sources, au paradis perdu
d'avant la naissance de l'homme.
Logique victimaire, judiciarisation de l'espace, la tentation
totalitaire!
L'embarras du territoire.
C) L'environnement comme territoire d'emprise
L'environnement c'est le territoire auquel on appartient et qui
est, pour ceux qui le tiennent ainsi, leur propriété,
comme un prolongement d'eux-mêmes. Dès lors toute
altérité qui s'y risque est altération c'est
à dire pollution, menace. Il est alors d'élémentaire
précaution d'en prévenir le risque, celui de l'empiétement
par toute altérité (pression anthropique ?). De
cette logique peuvent se déployer facilement discours et
politiques, arguments et attitudes "objets de préoccupation"
principes et stratagèmes, jeux de rôle et toujours
combats, luttes et conflits.
Logique de territoire, retour au sauvage, ensauvagement des rapports
et interventions, invectives et imprécations.
D) L'environnement comme lieu de commodités
L'organisation rationnelle de la vie collective suppose une gestion
optimale des utilités. L'environnement est le lieu ressource
de toutes les commodités qui satisfont aux aspirations
de progrès comme aux nécessités d'usages.
Il y a donc lieu d'en assurer une saine gestion, préservation
et entretien, aménagements (d'espace, d'agrément,
de matières premières, de fonctionnement, d'activité...).
Qualité de la vie, qualité de la cité. Il
est clair qu'une bonne connaissance des ressources et des usages
ainsi qu'un calcul d'optimisation des utilités permettra
de dresser les plans et programmes que tous attendent pour poursuivre
projets et activités implantés en ce lieu.
Aménagement du territoire.
La première version nous semble cohérente avec une écologie "humaine" et devrait figurer dans la Constitution au niveau même qui y est celui des droits de l'homme et singulièrement du principe négligé de fraternité. Par contre les versions deux et trois sont celles qui prédominent dans les milieux militants et dans ceux qui s'en servent ou en nourrissent leurs délices d'émotion publique. Les formulations doivent être assez claires pour ne pas prêter à ambiguïté en des matières aussi graves.
Veillons à ce que des définitions apparamment anodines n'encapsulent des formules lourdes de plus d'idéologie que de sciences et dont les milieux scientifiques eux-mêmes ne savent pas tous se garder à l'évidence. (Ex: notion de biodiversité).
Pour clore ce chapitre avec la notion de développement durable notons qu'il n'y a de durable que ce qui assure la perennité du développement humain et rien d'autre. Certainement pas la "renaturation" ou décivilisation, réalisation fantasmatique d'un déni et d'une régression. En outre, la dualité "économique" et "social" à parasité tout le XXème siècle. Rajouter une catégorie sur le même plan avec l'environnemental est un procédé du même type. On retrouve d'ailleurs dans certaines traductions (certains ministères) l'environnemental sur le même plan que l'humain ce qui préssupose une conception de l'homme sans humanité plus que discutable surtout dans la Constitution d'un nation "humaine". La simplicité apparente dissimule de redoutables intentions.
LES QUATRE PRINCIPES QUI INSPIRENT LA POLITIQUE DE L'ENVIRONNEMENT
Nous sommes là au coeur de problèmes gravissimes.
Le principe de précaution
Notons qu'il se rapporte, contrairement à ce que tout
le monde croit, aux risques encourus... par l'environnement et
non les hommes. Le glissement est manifeste ex: vache folle...
Comment expliquer cela? (cf. loi Barnier de 1995)
Dès lors ce principe de précaution ne peut pas ne
pas glisser encore. Faut-il faire la guerre à l'Irak au
nom du principe de précaution? On voit bien que c'est en
question de façon massive et dramatique (rôle des
inspecteurs?). Mais au-delà, instituer sans autres prudences
le principe de précaution cautionne implicitement une régulation
paranoïaque des relations humaines et internationales, dès
lors que la "démesure" prend le pas sur la mesure,
la proportion. Or la référence à "l'absence
de certitude compte tenu des connaissances scientifiques"
qui semble plein de bon sens est d'un extravagante perversité.
Cela exonère de toute "mesure" permettant la
"proportion" évoquée ensuite puisque le
critère de scienticité est aisément contesté
(ex: OGM) ou utilisé habilement (problématique de
l'effet de serre). La pratique de terrain confirme sans cesse
ce fait. On en revient à la seule toute puissance de la
postulation paranoïaque dont le monde entier vit l'influence
sans beaucoup de discernement d'autant plus que l'esprit critique
est découragé sinon condamné. On voit bien
aussi comme est manipulé l'argument scientifique transformé
en vicaire du droit c'est-à-dire ici de la force de l'évidence
totalitaire. Essayer d'appliquer le principe de précaution
à toutes sortes de situations est un exercice indispensable
pour en maîtriser les conséquences. (Mon voisin souffre
sans doute d'une maladie contagieuse? pourquoi les pouvoirs publics
ne l'enferment-ils pas. Ces médias véhiculent une
pollution psychique manifeste pourquoi ne les interdit-on pas...
. Pourquoi ne pourrais-je transgresser la loi au nom de ce principe
en détruisant ce que je désigne comme coupable ou
délétère?)
Le principe d'action préventive
Qui s'opposerait à un si sage principe? Cependant la
notion d'atteinte à l'environnement qu'il s'agit de prévenir
et corriger ouvre la porte à tous les terrorismes comportementaux.
C'est déjà le cas en pratique et la loi ne doit
pas ouvrir cette boite de Pandore en le cautionnant. Il faut donc
que les sources du jugement soient autres que cette formulation
alors que c'est l'inverse qui se dessinerait. Voyez ce que cela
peut devenir aux mains de ceux qui l'interprèteraient à
leur guise sans principe éthique qui transcenderait ceux-là.
Tels quels dans la Constitution c'est donner à ceux qui
le veulent cette référence transcendante se substituant
à toute éthique.
Il y a encore ce terme "par priorité à la source"
La source du risque d'inondation c'est que des hommes sont là.
La source de toute pollution des eaux ce sont les activités
humaines, supprimons les. Nous avons été témoin
des insultes portées à l'encontre d'un service chargé
de réduire la pollution par l'épuration, accusé
de cautionner ainsi les modes de vie des pollueurs "à
la source" (habitants d'une cité et leur usage jugé
condamnable de chasses d'eau).
Le principe pollueur payeur
Quel principe est-il plus juste, plus évident que celui-là.
Or cela suppose que pollueur soit un état lié sans
doute à une pollution. Cela suppose que cette pollution
soit une nuisance intrinsèque, objectivable sinon mesurable.
Or c'est faux. Le sel de la mer la pollue-t-il? Le même
sel dans l'eau du robinet la pollue. La même eau, le même
sel! Seul l'usage humain fait la différence. Epandre du
lisier est fertilisant si quelqu'un cultive cette terre. Diffuser
des nitrates dans la nappe est une pollution si et seulement si
quelqu'un veut s'en servir pour l'alimentation en eau potable.
Dans ce dernier cas il faudrait évaluer aussi les alternatives.
Ainsi si j'exige que l'air que je respire soit exempt de toute
poussière je désigne implicitement comme pollueur
stous ceux qui passent par là et le principe me donne droit
de le leur faire payer.
La pollution est une notion relative et non absolue. Or le pollueur
est souvent l'autre, l'altérité source d'altération
(le sale étranger). Il ne peut y avoir qu'une régulation
communautaire, culturelle de ce qui est pollution ou ne l'est
pas et l'exigence est un acte partagé. Si une collectivité
exige que l'eau soit parfaitement pure faudra-il faire payer tous
les enfants qui se baignent dans la rivière?
"Freiner la croissance démographique réduira
mécaniquement le nombre des futurs pollueurs et aidera
à respecter les plafonds d'émissions envisagés
par le protocole de Kyoto" rapport FNUAP octobre 2001.
Faut-il instaurer une taxe sur les naissances? On pourrait l'appeler
la taxe TO BE. Voilà ce qu'un principe pollueur payeur
sans discernement pose comme problèmes. Cessons de manier
cette fausse évidence, surtout dans le pays ou une solution
intelligente, mondialement exemplaire a été conçue
par le législateur en 1964 et récemment détruite
dans ses principes.
Le principe de participation.
La lecture de la définition est instructive. Elle pose comme principe supérieur les revendications particulières de groupes précis qui s'identifient communément à la communauté récusant en même temps le principe de représentativité. Cela correspond à des usages constants sur le terrain, manipulations sans scrupules, de la démocratie. L'énoncé d'un tel principe en cautionne la pratique. En effet si un principe de participation devait être établi dans la constitution il devrait concerner tout ce qui intéresse le citoyen, toutes les affaires humaines. Qu'est-ce qui légitimerait un régime spécial pour l'environnement? sinon un régime spécial pour les "maîtres" de l'environnement qui parlent au nom des autres (le public) sans avoir été mandatés.
En conclusion il faut veiller à ce que des principes constitutionnels ne cautionnent pas des logiques masquées derrière l'innocence de l'évidence et du bon sens, renversant le pacte social en même temps que les valeurs d'humanisme et de civilisation dont les racines sont combattues par les promoteurs de ces supposées évidences. A la place il faut recourir au Sens des rapports à l'environnement humain, environnement commun et reconstruire des formulations suffisament justes plutôt que d'adopter des mots d'ordre dont la fonction de slogan devrait alerter sur leur non pertinence juridique et à plus forte raison constitutionelle.
Très respectueusement
Une suite
J'ai envoyé un message le 17 janvier pour attirer l'attention sur des phénomènes graves liés aux formulations utilisées compte tenu des usages erratiques liés à des définitions profondément déficientes à différents titres.
Je veux en amener ici un exemple.
Le développement durable, dans une de ses définitions courante, réunit économique, social et environnemental. J'ai déjà attiré l'attention sur les risques d'une symétrie de niveau entre ces notions notamment dans la place de l'humain vis-à-vis des choses. Or je sais bien que le problème est plus grave parce que le lobbie idéologique porte dans l'idée que la hiérachie est inversée par rapport même à la déclaration de Rio indiquant que le développement est centré sur l'homme ou la conférence de Stockolm rappelant qu'il s'agissait d'environnement humain.
Voilà ce que je lis sur les sites de Basse Normandie et de Haute Normandie (liens sur votre site)
"Une large consultation des citoyens est initiée. Ceux-ci doivent dire dans quel monde ils veulent vivre, quels efforts ils veulent consentir pour améliorer la qualité de leur environnement et concilier développement économique, progrès social et développement durable."
Le développement durable tiens la place de l'environnemental auquel il est manifestement identifié et non à l'ensemble. Ce glissement est significatif et la charte constitutionnelle cautionnera tous les glissements de ce type dans un pays où le Sens et l'esprit des lois ne sont pas contrôlés au stade de leur application.
J'insiste donc à nouveau pour qu'une attention majeure soit portée à la signification philosophique et à la cohérence des termes employés, les formules en usages étant pratiquement toutes biaisées. Léguons aux générations futures un haut degré culturel d'exigence de conscience et non une liquidation de toutes traces de civilisation et donc de culture dont la tendance est déjà pointée par des philosophes éminents (Mr Bouveresse).
Respectueusement
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D'Algérie
Je fais une recherche dans le cadre d'une thèse d'état sur le thème des NTIC.
Je ne pourrais vous apporter d'informations spécifiques
aux entreprises algériennes et donc difficilement vous
aider dans un processus d'observation de l'existant.
Les conséquences organisationelles dans les grandes entreprises
françaises sont certainement encore a venir compte tenu
des résistances au changement. Quant aux PME c'est pire.
Il est vrai que ces entreprises n'ont pas reçu d'éclairages
pertinent de la part de leurs conseils habituels, les consultants
eux mêmes sont plus des reproducteurs de modèles
que des innovateurs. Des services informatiques sont souvent pris
à contre culture et résistent de toutes sortes de
manières y compris en travestissant la signification et
les possibilités d'Internet. Le thème de la sécurité
a bien servi pour cela.
Il me semble que des analyses pertinentes des "résistances"
ou évolutions organisationelles ne peuvent se faire qu'à
partir d'une connaissance des possibles que l'on peut appréhender
soit dans des entreprises "avancées" dans un
pays ou un autre et surtout avec des entreprises directement créées
sur Internet, soit en anticipant sur ce qui se prépare
(prospective). C'est ce que je fais avec les instruments conceptuels
et méthodologiques de l'humanisme méthodologique
pour la mutation, le phénomène internet, les usages
d'Internet, la notion de virtuel, le télémanagement.
etc.
Compte tenu de la profondeur des bouleversements en préparation
l'observation directe risque d'être peu significative.
Tout ce que j'ai développé en termes d'organisation
et de management à partir du Sens trouve à s'appliquer
dans le champ du virtuel. (Virtuel = porteur de virtualités
humaines donc de Sens humains). Vous trouverez sur le site de
l'humanisme méthodologique de nombreux textes sur tout
cela. Les avez-vous trouvés?
Je voudrais vous indiquer quelque rapports qui me paraissent instructifs
en ce qui concerne la France et qui vous éclaireront peut-être.
http://www.internet.gouv.fr/francais/textesref/rapdelacoste/sommaire.htm
http://www.evariste.org/yolin/2003/
voir aussi
http://www.theseus.fr/res/index.html
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Du Burkina Faso
Le developpement des inegalites sociales au fur et à
mesure que le monde devient riche on constate malheureusement
que la misere et la precarite ainsi l'exclusion sont doublement
proportionnelle à celle ci. Faut-il un nouveau systeme
autre que le libéralisme sauvage qui enrichi une infime
partie de la population mondiale au détriment d'une majeure
partie qui croupissent et meure dans la misere. C'est dans ce
contexte que l'humanisme méthodologique apparait comme
un début de solution. Je souhaiterais l'appliquer dans
le domaine de mon activite professionnelle et dans tous les autres
domaines de la vie
Je suis presentement en train d'elaborer un memoire de maitrise
dont le theme principal s'intitule: analyse sectorielle des fileres
cotonnieres en afrique uemoa La culture du coton dans cette zone
constitue la principale source de revenu du monde rural et le
principal produit d'exportation pouvant generer des rentrees de
devises importantes de la zone ; cette culture permet la survie
de la majeure partie de ces populations :cependant nous assistons
à une menace pour sa perennité due aux suventions
qu'accordent les etats unis à leurs producteurs en violation
des regles du marche mondial et de la loi du liberalisme de la
concurrence pure et parfaite
Pourquoi la corruption est -lle developpee sur l'ensemble des
couches sociales et prend au fil du temps des proportions assez
inquietantes pourquoi l'homme c'est a dire ceux qui dirige le
monde n'ont ils pas de pitie pour leur prochain qui meurt dans
le denuement total
Vous décrivez une situation dont on sait bien qu'elle correspond à une réalité bien cruelle. Cependant face à cette situation je crois nécessaire d'insister sur différents points
1- Oui il y a en l'homme un Sens, celui de la possession, qui conduit aux comportements et pratiques d'accaparement, de corruption, de falsification des principes énoncés ("supposées règles du marché mondial et lois du libéralisme de la concurence pure et parfaite") etc. Cependant cette tendance qui domine certains existe en tout homme. Si on ne sait pas la comprendre et la reconnaitre en soi alors on l'encourage même lorsqu'on ne s'en rend pas compte. Apprendre à reconnaître cette tendance, ce Sens c'est la condition pour ne pas y faire consensus c'est à dire ne pas appliquer à son échelle ce que l'on reproche aux puissants et que l'on cautionne indirectement. Qu'ont de plus ces hommes sinon le consentement implicite d'un grand nombre qui se laissent aller à croire n'importe quelles sornettes et en particulier de supposées théories économiques ou de supposées raisonnement économiques ou autres. Si vous croyez "à une concurence pure et parfaite" alors vous cautionnez une mystification dont vous serez les victimes. L'angélisme et le cynisme ont le même effet.
2 - Il est de la responsabilité de tout homme d'assumer au mieux les exigences d'une existence humaine. Pour cela il faut assumer ce que humain veut dire. Si on ne le fait pas alors cette existence peut être inhumaine et pas seulement par la faute des autres. Il importe donc de discerner ce qu'est l'humain et de cesser de croire aux systèmes, aux nécessités, aux calculs (notamment économiques), aux fatalités qui édicteraient des lois devant lesquels les hommes n'auraient qu'à se plier (le libéralisme sauvage n'est pas une entité, il n'existe pas plus que ce dont il serait la cause, cessons de dénoncer des abstractions sans consistance). Ces "lois de la nature" sont des constructions humaines et il est de notre responsabilité de ne pas nous y aliéner. L'exigence c'est le recours à l'humanité de l'homme. Ceux qui la nient font beaucoup de mal parce qu'ils distraient l'homme de lui-même.
3 - Ces exigences d'humanité ne peuvent être assumées sans l'aide de la communauté de vie. D'abord pour aider à grandir en humanité, les plus jeunes et les plus faibles aidés par les plus agés et les plus avancés en maturité humaine. il n'y a pas d'autres justifications aux fonctions, rôles responsabilités et hiérachies humaines. C'est donc à chaque communauté et communauté de communauté de construire ses modes d'existence propre et son économie, donc ses règles, au lieu de croire qu'il faut se plier à des mécanismes abstraits c'est-à-dire dont l'existence est purement mentale et dont la supposée puissance n'est que dans la croyance des hommes. Il y a beaucoup de raisonnements enseignés dans des écoles qui s'écartent de cela. L'ONU héberge une réflexion sur la différence entre des théories économiques de l'enrichissement maximum (celles en vigueur) et d'autres, à construire, sur le développement humain.
Le tableau douloureux que vous décrivez et que tout homme sensé peut voir est néamoins aussi le reflet de la nature humaine en chacun dont nous avons chacun à conquérir la maîtrise et en outre le négatif de ce qui doit être assumé lorsque cela ne l'est pas.
Ces puissants sont là pour nous montrer ce à quoi nous ne devons pas nous laisser aller et ce à quoi nos communautés se sont laissées aller. Peut être ne faudrait-il pas adopter les critères de réussite de ces puissants pour conduire sa vie et les communautés dont nous sommes aussi corresponsables.
Quoi faire?
Discernement sans lequel nous sommes les jouets de logiques humaines qui ne viennent pas que des autres.
Engagement dans le développement de notre humanité et par celui de nos communautés de tous niveaux. Développement n'a pas d'autre Sens valable que celui là. C'est à cela que sert l'économie et rien d'autre (humainement). Il faut donc cesser de croire et cautionner ce qui se donne d'autres justifications ou finalités.
(voir notamment : le renversement économique http://www.coherences.com/TEXTES/DOCUMENT/renveco.html