PROGRAMMES COMMUNAUTÉ ATELIERS Retour UdphUNIVERSITÉ DE PROSPECTIVE HUMAINE le Sens du bien commun
DISCUSSIONSCLUB ENTREPRISES ET MUTATIONS
RESSOURCES GOUVERNANCECLUB ENTREPRISES ET MUTATIONS Pôle d'innovation et de développement Les entreprises s'adaptent aux conjonctures tout en persévérant dans leur logique : créer de la valeur et optimiser la valeur. La profitabilité de l'activité et des choix stratégiques en est une condition évidente. Ensuite ce sont les opportunités, les innovations, les évolutions des marchés, les changements technologiques qui font l'histoire. Depuis quelques temps les questions éthiques, la « responsabilité sociale » se sont invitées sur fond de mondialisation. Le développement durable semblait la panacée pour satisfaire aux nouvelles conformités du temps. Les valeurs même ont été questionnées en rapport avec deux indicateurs, d'une part un souci de légitimité par rapport aux exigences des consommateurs, d'autre part un souci vis-à-vis des nouveaux comportements des collaborateurs de moins en moins investis dans leur attachement à l'entreprise. En fait une mutation couvait et comme la tectonique des plaques c'est un tremblement brutal qui révèle des tensions sous-jacentes. On parle de répliques mais aussi de tsunami à propos des crises et notamment la crise financière qui n'est pas sans que d'autres échos soient présent. Prix du pétrole, des matières premières, changements brutaux dans la demande industrielle, modifications des comportements d'achats, effondrements économiques nationaux, problèmes de financements, fonds souverains, mais aussi éveil de l'éthique financière de la charria avec la finance islamique, recherche de régulations nouvelles, réveil des lubies anciennes anticapitalistes, idées de refondation du capitalisme, reprise des interrogations sur le rôle de l'Etat, recherche de solutions nationales, européennes, mondiales, reprise d'interrogations sur la protection des économies et maintenant les répliques sociales opportunistes ou plus structurelles. Pendant ce temps internet et ses usages s'invitent pour reconfigurer les activités avec une gestion nouvelle de la distance, de la présence locale, des proximités, et des charges de transport et de concentration des effectifs. Les plus solides ne semblent plus à l'abri d'effondrements brutaux, d'autres restent portés par un succès étonnant. Des dirigeants déjà tétanisés par la gestion des risques ont du mal à comprendre et à se faire comprendre notamment par leur management et par leurs publics. La gouvernance corporate ou plus générale se fait plus difficile. Que faire? S'adapter? Attendre que ça passe? Il est temps de comprendre ce qui se passe, une mutation, et d'entreprendre cette mutation qui touche à tous les domaines de la vie des entreprises. Les basculements fondamentaux de la crise financière. Ils sont au nombre de trois : La fin du découplage de la valeur et des valeurs Les rationalisations de l'optimisation de la valeur menées par chaque partie prenantes ont conduit à des tensions insupportables. L'unité et la cohérence ne peut se retrouver que dans des valeurs partagées. C'est là qu'intervient le Sens du bien commun et ses indicateurs que sont les valeurs. C'est là que le champ communautaire s'avère seul en mesure de fournir les échelles de valeurs et d'évaluation cohérentes. Légitimité et rationalités se retrouvent dans une hiérarchie nouvelle des valeurs. La fin du triomphe de l'individualisme radical et l'introduction de la responsabilité communautaire L'intérêt particulier et la main invisible, une croyance opportune mise à mal par les effets d'une spéculation débridée, ses conséquences délétères, « toxiques », tant pour la fausse monnaie qui a dominé l'économie que l'exploitation à court terme des potentialités de l'économie. La responsabilité vis-à-vis des communautés dont dépend l'activité est en passe de devenir un critère incontournable de légitimité, légitimité qui fera la force des uns et la faiblesse des autres. La fin de la croyance dans les lois d'une économie systémique et l'annonce d'une économie communautaire. Les lois de l'équilibre ont défié les spéculations calculatrices les plus avancées par leur absence. Sont en question les conceptions mécanistes d'une économie qui répondrait à des lois naturelles, malgré les agents économiques presque. C'est là aussi du côté de l'économie communautaire qu'il faut chercher les alternatives. Ces ruptures marquées par la crise financière ne sont que celles que la mutation travaillait souterrainement. Du coup les observatoires ne voyaient que les effets des tendances anciennes ou de troubles difficiles à interpréter. La crise a opéré les basculements nécessaires et comme toute crise elle est lourde de dangers mais aussi porteuse de prises de conscience salutaires et annonciatrices d'une autre période, qu'une mutation de civilisation est engagée dans les esprits et dans les faits. Les clés d'une mutation. Elles se recoupent toutes et leurs implications sont très nombreuses et en tout cas mettent en question toutes les certitudes des décennies et des siècles précédents. On en retiendra trois. L'émergence d'un désir d' autonomisation responsable pour les personnes et communautés à l'opposé des revendications d'indépendance plus immatures (ne parlons pas des soumissions anciennes). Le terme d'empowerment est utilisé aussi à ce propos. L'émergence du paradigme communautaire qui dévoile que toutes les affaires humaines sont communautaires ainsi que les enjeux et les méthodes, la maîtrise et les valeurs, le Sens du bien commun. Ce sont certaines croyances rationalistes et mécanistes, même très modernes qui sont en question. La possibilité de tisser des relations de proximité à distance grâce à Internet va bouleverser toutes les configurations et structures humaines et aussi favoriser les émergences et les engagements communautaires. Des compétences nouvelles sont requises moins conformistes et les modèles anciens rapidement obsolètes alors que sur eux reposait toute une civilisation qui change maintenant de niveau et de paradigmes. Concrètement, pour les entreprises, qu'est ce qui va changer? Tout! mais c'est à dire? L'Université de Prospective Humaine forte de 30 ans de travaux et d'expériences ouvre maintenant un Club d'innovation et de développement pour les entreprises avancées. Il dispose des ressources conceptuelles et méthodologiques que l'on ne trouve nulle part ailleurs et notamment le paradigme communautaire avec ses implications: En termes de structures et de reconfigurations En termes de marchés comme communautés culturelles En termes d'enjeux, de biens et de services liés à des valeurs communautaires En termes de structures et de liens de concourance communautaires En termes d'identité mobilisatrice et attractive notamment pour les marques. En termes d'économie communautaire En termes de gouvernance et de management communautaire En termes de socio-performance communautaire, En termes de puissance et de légitimité communautaire En termes de compétences communautaires En termes de métiers et de méthodes communautaires Depuis l'exploration et la définition des économies communautaires jusqu'aux méthodes de traitement des situations, de création d'espaces virtuels d'activité et de maîtrise du Sens et des valeurs tous les moyens de ces mutations sont disponibles y compris pour les dynamiques de changement et les processus de gouvernance appropriés. Le Club aura pour but de faire partager la cohérence de la mutation et ses implications spécifiques au travers d'un éclairage de l'actualité et de la faisabilité des changements. Il concerne d'abord ceux qui ont les responsabilités de l'avenir des entreprises, soit comme dirigeants ou dans d'autres fonctions significatives.