Bonjour
Après quelques temps de silence, je vais vous livrer différentes
productions de cet été.
D'abord une mise à jour d'un texte : prospective
territoriale
dont les analyses sont de plus en plus souvent utilisées
dans l'élaboration des projets territoriaux.
Ensuite quelques réflexions en réaction notamment
à des positions d'antihumanisme de plus en plus virulentes.
Dans les prochains jours, je mettrai en ligne
- Une présentation du concept de "cité macropédagogique"
qui est aussi une proposition de collaboration avec ceux qui sont
impliqués dans ce genre de perspective.
- la première partie dun livre présentant les bases
et les perspectives de l'humanisme méthodologique et visant
à en donner une vue d'ensemble anthropologique et pratique.
Quelques réflexions de l'été :
Droits de l'homme Ils peuvent se résumer à
ceci :
1 - La dignité de chaque être humain est d'être
porteur d'humanité et de pouvoir s'accomplir en conséquence.
2 - Chaque homme a droit à la considération de sa
dignité au travers de ses forces et ses faiblesses, ses
richesses et ses pauvretés.
3 - Tout homme a le devoir de ne pas porter atteinte à
la dignité d'autrui, directement ou indirectement et de
contribuer au bien commun mis au service de la révélation
et de la réalisation de la dignité des êtres
humains.
La descendance du singe
L'homme ne descend pas du singe mais le singe est une incarnation
d'une dimension de l'humanité, dans sa part animale.
C'est dans le récit humain de la génèse de
sa conscience (réalisation, science, venue à la
conscience) que celle d'être spécifiquement humain
descend de l'expérience des singes.
Communautarisme, y en a marre
Faut-il défendre ou pourfendre le communautarisme?
Pour trancher il faudrait d'abord comprendre de quoi il s'agit.
Comme toujours avec les vocables injurieux, les invectives, la
violence de l'accusation ne permet pas de penser. Le terme appartiens
à cette langue franco-française qui n'est pas destinée
à éclairer, à dire, à signifier mais
à imposer, à dénoncer. Une langue qui ne
parle pas aux autres mais qui gueule comme dans ces communautés
archaïques, ces tribus classiques où la passion fusionnelle,
nourrie d'angoisse conjurée, ne laisse de place à
personne, personne dedans, personne dehors - totalitarisme des
sentiments.
S'agirait-il de stigmatiser ces communautés archaïques,
fermées sur elles-mêmes qui se prennent pour le tout,
pour l'universel? Alors la critique serait justifiée. Il
faudrait prendre garde néamoins de ne pas interdire les
(re) commencements à ceux qui ont un chemin de civilisation
à entreprendre, notamment ces pauvres gens déracinés
et qui doivent comme tous les humains se reconstruire ensemble
avant de devenir pleinement citoyens. Ce serait criminel, c'est
criminel. La pratique en est courrante et on s'étonne de
son impuissance à relever les hommes. Il n'y a quà
voir ce qu'il en est dans les zones brisées par les séquelles
d'un système industriel qui a défait les hommes,
les a isolés en masse, et que certains aimeraient tant
reconstituer.
Sous cette réserve on pourrait prendre en considération
cette alerte au communautarisme alors justifié, surtout
dans un contexte où le maniement de l'émotion publique
entraine à de telles régressions et où les
corporatismes, parasitaires et hurlant défendent bec et
ongles leur consommation du bien public avec rage et où
d'autres intégrismes, nationalismes, ostracismes, s'affirment
sans vergogne .
Seulement il ne s'agit pas de cela. C'est le fait communautaire
qui est visé. A la fois ce qui permet à chaque personne
de devenir une personne et à la fois aux communautés
territoriales, nations, communes, régions... d'assumer
leur long mouvement de civilisation. Or les anticommunautaristes
n'ont pas besoin de cela, ils prétendent à l'universel.
Voyons ces souverainistes qui érigent notre système
en référence unique, universelle, tant pis pour
les autres. Voyons ces rationalisateurs qui érigent leur
raison en raison normative, unique, qui doit s'imposer à
tous puisqu'à l'évidence (pour eux) c'est la Raison
universelle qu'ils possèdent. Orgueil et vanité
masquent une vacuïté d'âme.
Le pays qui n'aime pas les communautés humaines n'aime
pas les hommes. il les voit comme des objets de droit, pas des
hommes. Il déteste le terme de fraternité qui ne
vaut qu'entre hommes, entre personnes pour faire communautés.
il préfère solidarité qui solidifie les masses
et en tiens les atomes accrochés par l'Etat qui constitue
le liant, la colle, le lien social au lieu de la relation entre
les hommes et leurs communanutés. Le monde entier vit de
communautés, les français aussi, la France non prétendent-ils,
pressés de rejoindre leurs cercles d'inflence bien pensants,
nombreux et occultes cela va sans dire, au pays de l'anticommunautarisme.
Au pays du délaissement des personnes agées auxquelles
un de ces anticommunautaristes n'a rien trouvé de mieux,
stigmatisant toute fraternité, que d'avoir à leur
"constituer des droits", qu'agonisant ils aurraient
pu revendiquer sans doute. Un autre affirme "les gens ne
veulent pas vivre en communauté mais en société"
libres comme des électrons sans doute, régis par
quelque loi, scientifique bien sûr, pour échapper
à l'horreur communautariste. Le pays où la consommation
d'axiolytiques est la plus forte du monde où le taux de
morbidité des moins de 60 ans est le plus fort d'europe,
dans ce pays ils détestent les communautés humaines,
ils détestent l'homme. Ils ont appelé humanisme
l'antihumanisme radical. Il y en a marre de l'anticommunautarisme
sectaire, du parti du déni d'humanité
Quel anticommunautariste oserait formuler une définition
anthropologique cohérente du terme, en théorie et
en pratique, simplement pour voir?
Quelques textes mis en ligne ces derniers mois
<>La
guerre du Sens a commencé
<>le
Sens de la paix
pour les entreprises et leurs dirigeants
un texte sur quelques
fondements de l'humanisme méthodologique
un texte sur la
question des valeurs dans le management des entreprises
des rappels
<>Le
partage du travail 1993
<>Changer
le travail 1994
<>Pensée
unique pensée inique 1996
<>Retraite
01 2003